
L’ÉTAT DE L A RECHERCHE ACADÉMIQUE
Le saviez-vous ? Une étude publiée en 2003 dans la revue European Journal of Cancer, évaluant à travers le monde les facteurs d’impact de la recherche clinique ou centrée sur le patient en cancer, concluait que la recherche canadienne se qualifiait comme la meilleure au monde.
La Société canadienne du cancer investira près 22 millions de $CDN pour piloter la recherche institutionnelle à Montréal (de 2006 à 2011) ou 14,4 % du montant total investi à l’échelle nationale alors que la population de Montréal représente seulement 11,1 % de la population du pays.
L’une des principales forces de la région se révèle être son approche multidisciplinaire de la recherche sur le cancer et la collaboration étroite entre la recherche fondamentale et la recherche clinique.
MCGILL UNIVERSITY
www.mcgill.ca
L’Université McGill est fière de son héritage composé de distinctions, de bourses d’études, à la fine pointe ainsi que de nombreuses découvertes. Elle se classe parmi les premiers rangs des universités très actives en recherche, autant sur le territoire national qu’en Amérique du Nord. Elle est membre de « The American Association of Universities », un groupe sélect d’universités nord-américaines qui comprend uniquement McGill et l’Université de Toronto comme membres non-américains.
L’antigène carcino-embryonnaire (ACE) qui établit l’existence de changements biochimiques dans le corps comme marqueurs du cancer et conduit au premier test ACE, utilisé internationalement comme méthode pour dépister la récurrence de tumeurs après la chirurgie, a été découvert en 1965 par les chercheurs de McGill Sam Freedman et Phil Gold.
La recherche sur le cancer a longtemps été parmi les priorités les plus élevées de la recherche à l’Université McGill et des centres de recherche dédiés ont été établis :
LE CENTRE SUR LE CANCER DE MCGILL
Le Centre sur le cancer de McGill (CCM) gère et coordonne des programmes de recherche fondamentale indépendants de renommée internationale au sein de l’Université McGill et de ses hôpitaux affiliés. Le CCM concentre ses activités dans le développement et l’implantation de programmes qui intègrent la recherche fondamentale accélérée, la formation d’étudiants, l’encadrement des étudiants postdoctoraux, les professionnels et employés, tout en faisant la promotion de l’information sur le cancer au grand public.
Quelques-uns de ses scientifiques les plus importants sont :
Dr Michel L. Tremblay
http://www.mcgill.ca/biochemistry/department/faculty/tremblay/
michel.tremblay@mcgill.ca
Directeur, Le Centre sur le cancer de McGill
Les Protéines Tyrosine Phosphatases (PTPases) sont impliquée dans une variété de processus cellulaires tels que la croissance des cellules, la différentiation et le cancer. La nature de ces enzymes suggèrent qu’elles peuvent être impliqués dans le cancer en agissant soit comme anti-oncogènes ou soit comme oncogènes elles-mêmes.
L’intérêt du Dr Tremblay pour la recherche s’est focalisé sur trois enzymes récemment clonées et sur leurs relations dans le développement du cancer chez la souris. Une de ces PTPases, appelé MPTP, est exprimée de façon ubiquitaire et se localise sur le noyau de la cellule et joue peut-être un rôle dans le cycle cellulaire.
MPTP-PEST est une enzyme cytosolique qui a été impliqué dans la messagerie intracellulaire. PTP NU-3 est une PTPase de cellule neuronale spécifique qui appartient à la famille des récepteurs et l’on pense qu’elle joue un rôle dans la neurogenèse en interagissant avec la matrice extracellulaire.
Dr Philip Branton
http://www.mcgill.ca/biochemistry/department/faculty/branton/
philip.branton@mcgill.ca
Durant les 30 dernières années, le Dr Branton a mené une carrière indépendante en recherche qui s’est concentrée en grande partie sur les adénovirus humains; il les a utilisés comme système expérimental pour découvrir les mécanismes fondamentaux de l’oncogenèse, les suppresseurs de tumeur et la régulation de la prolifération et de la mort des cellules. Il est un chef de file au Canada dans l’étude des virus tumoraux à ADN et il est reconnu mondialement en tant que chercheur, organisateur et expert dans ce domaine de la recherche sur le cancer.
La mise en place de l’Alliance canadienne de la recherche sur le cancer (ACRC) s’avère un autre accomplissement significatif du Dr Branton. Avec l’ACRC, il a entrepris durant une année une démarche pour rassembler tous les principaux fonds canadiens de la recherche sur le cancer afin de fournir à la communauté scientifique un organisme unique qui peut superviser la recherche sur le cancer, identifier les manques dans les efforts de la lutte contre cette maladie et développer des partenariats pour de nouvelles initiatives ciblées.
Actuellement, Dr Branton est le directeur scientifique des Instituts de recherche en santé du Canada, l’Institut de recherche sur le cancer. Avec ce poste, il est devenu un des plus influents stratèges en recherche sur le cancer au Canada.
Dr Branton est le récipiendaire de la médaille et de la distinction R.M. Taylor de l’Institut national du cancer du Canada qui récompense les réussites exceptionnelles dans le domaine du cancer.
Dr Nahum Sonenberg
http://www.mcgill.ca/biochemistry/department/faculty/sonenberg/
nahum.sonenberg@mcgill.ca
Le professeur Sonenberg est membre de la Royal Society of Canada, un membre élu de l’American Academy of Arts and Sciences, de la Royal Society of London, de la bourse internationale Howard Hughes; il est aussi récipiendaire du Killam Prize for Health Sciences et du Robert L. Noble Prize, le prix le plus prestigieux au Canada’s dans le domaine de la recherche sur le cancer.
Ses principaux intérêts de recherche sont l’identification et la caractérisation des différents facteurs impliqués dans l’initiation de la traduction, l’élucidation des signaux empêchant la traduction et la découverte des conséquences physiologiques de contrôle de la traduction.
Sonenberg cherche comment des modifications dans la façon dont les protéines sont formées dans la cellule peuvent à l’occasion provoquer une croissance ou la transformer en cellule cancéreuse. Son travail a conduit au développement de nouveaux traitements incluant des thérapies génétiques et des médicaments contre le cancer.
Dr Moshe Szyf
http://www.medicine.mcgill.ca/pharma/mszyflab/Main.htm
mszyf@pharma.mcgill.ca
Dr Szyf est un pionnier dans l’étude de l’épigénétique considérée comme le deuxième code génétique. Il est intéressé par la compréhension des liens avec la chromatine, la méthylation de l‘ADN et la thérapie du cancer. Il désire comprendre les mécanismes qui définissent les patrons de méthylation de l’ADN et pourquoi ces patrons offrent une corrélation étroite avec la structure de la chromatine.
Il est bien connu que dans la plupart des tumeurs, le patron de méthylation de l’ADN est défectueux. De grandes zones du génome perdent leur méthylation pendant que des régions spécifiques sont intensément méthylées. L’hypothèse de travail du Dr Szyf’ est que la structure de la chromatine gère la méthylation de l’ADN et les processus de déméthylation et que ces deux machineries sont défectueuses dans le cancer. Il veut comprendre comment la chromatine dirige l’ADN méthyltransferase et la déméthylase et pourquoi elles sont impliquées dans le cancer et les métastases.
LE GROUPE D’ONCOLOGIE MOLÉCULAIRE
En 1994, le Groupe d’oncologie moléculaire (GOM) s’est formé en tant que division de recherche indépendante afin de mieux comprendre les mécanismes inhérents au cancer. La division comprend 6 laboratoires différents employant plus de 100 étudiants et chercheurs associés. Les membres du GOM occupent divers postes académiques dans les départements de biochimie, neurologie et médecine expérimentale de la Faculté de médecine de l’Université McGill.
Dr Morag Park
http://www.mcgill.ca/mog/research/park/
morag.park@mcgill.ca
Dr Park est directeur du Groupe d’oncologie moléculaire. Son principal centre d’intérêt concerne l’activation dérégulée des récepteurs des facteurs de croissance. Plus particulièrement, elle a travaillé sur le décodage des mécanismes moléculaires de l’activation oncogénique des receptor tyrosine kinases et les mécanismes de la transformation cellulaire en utilisant le Met, le facteur de croissance hépatocyte (HGF) et l’oncoprotéine comme modèle.
Pour les cinq prochaines années, plusieurs de ses objectifs de recherche visent à identifier les signaux moléculaires critiques régulés par le récepteur FCHGF/SF, et les récepteurs tyrosine kinase en général, qui contribuent à la progression de la tumeur et qui s’avèrent des cibles de choix pour des interventions thérapeutiques.
En plus de recevoir, en 2000, le prix Barbara Bourne Tiffin pour la recherche sur le cancer, Dr Park est une boursière William Dawson et reconnue comme scientifique senior du CRM. Elle détient la Chaire Guerrera sur la génétique du cancer.
LE CENTRE DU CANCER SEAGAL
Situé à l’Hôpital général juif, le Centre du cancer Seagal a ouvert ses portes en 2006. C’est un établissement ultra moderne qui fournit aux patients des services cliniques, éducationnels et de support tout en faisant de la recherche clinique et de la recherche fondamentale sur le cancer.
Dr Gerald Batist
http://www.medicine.mcgill.ca/oncology/displayoncology.asp?Oncol ogy_ID=94
gerald.batist@mcgill.ca
Dr Batist est le président de la division Oncologie à l’Université McGill, directeur du Centre de recherche translationnelle sur le cancer et directeur du Centre du cancer Seagal.
Dr Batist est une sommité reconnue dans la recherche sur le cancer; il a travaillé aussi bien en recherche fondamentale qu’en recherche translationnelle durant plusieurs années. Il possède des compétences en biologie de la tumeur, en pharmacologie du cancer, en thérapies expérimentales et en découverte de cibles thérapeutiques en cancer. Il coordonne les Phases I des études cliniques en oncologie à travers tout le réseau hospitalier de l’Université McGill, a publié fréquemment dans ce domaine et a contribué à de nombreux panels scientifiques et comités de recherche.
Il opère un laboratoire de recherche très actif, qui examine la pharmacologie moléculaire de la carcinogénèse et de la résistance à la chimiothérapie et de nouvelles approches à la pharmacothérapie ciblant les gènes.
Il a bénéficié de nombreuses subventions et prix, notamment du NIH, NCIC, CIHR, FRSQ, NSERC, de la Fondation de la recherche sur le cancer du sein et de la Fondation canadienne pour l’innovation.
UNIVERSITÉ DE MONTREAL
Fondée en 1878, l’Université de Montreal (UdeM) est l’une des universités d’envergure au Canada. Avec ses 13 facultés, elle est la plus importante des institutions d’éducation de niveau supérieur au Québec, la deuxième plus grande au Canada et l’une des plus actives en Amérique du Nord avec ses 430 millions CAN$ consacrés au financement de la recherche en 2005.
La recherche en santé au sein de l’UdeM est répartie entre plusieurs centres de recherche.
L’INSTITUT DU CANCER DE MONTRÉAL
http://www.icm.qc.ca/cgi- cs/cs.waframe.content?topic=30629&lang=1
L’Institut du cancer de Montréal (ICM) a été créé en 1947. C’est un organisme sans but lucratif engagé dans la lutte contre le cancer. L’Institut a pour mission de favoriser la recherche fondamentale et clinique sur le cancer et préparer la relève dans ce domaine par le biais de l’enseignement et de la formation.
Dr Anne-Marie Mes-Masson, Ph. D.
http://www.icm.qc.ca/cgi- cs/cs.waframe.content?topic=30750&lang=1
anne-marie.mes-masson@umontreal.ca
Dr Mes-Masson est la directrice scientifique de l’Institut du cancer de Montréal et directrice du réseau de la recherche sur le cancer du Fonds de la recherche en santé du Québec
(FRSQ).
Les thèmes privilégiés par Dr Mes-Masson dans sa recherche multidisciplinaire concernent le cancer ovarien et celui de la prostate ainsi que l’utilisation de systèmes modèles pour étudier l’oncogenèse. Son immense réseau de recherche rassemble des chercheurs fondamentalistes et des cliniciens de renom tels que Dr Diane Provencher, anciennement présidente de la Société des oncologistes gynécologiques du Canada.
L’INSTITUTE DE RECHERCHE EN IMMUNOLOGIE ET EN CANCÉROLOGIE (IRIC)
http://www.iric.ca/index_EN.html
L’institut a ouvert ses portes au coeur de l’Université de Montréal en 2005. C’est un centre de recherche intégré multidisciplinaire spécialisé en immunologie et en cancérologie. Dirigé par un groupe de scientifiques d’élite provenant du Canada, de l’Europe et des États-Unis, l’IRIC s’est engagé dans des collaborations ambitieuses impliquant des disciplines complémentaires pour affronter quelques- uns des plus grands obstacles à la santé humaine.
L’IRIC réunit 22 équipes de recherche et 10 plateau techniques à la fine pointe de la technologie.
L’IRIC se distingue comme étant une référence en biologie des systèmes où la chimie, les sciences informatiques, la médecine, la biophysique, l’ingénierie et les mathématiques sont combinées à la biologie cellulaire et moléculaire pour apporter un éclairage nouveau sur les systèmes vivants complexes.
Dr Guy Sauvageau, M.D., Ph. D.
Directeur scientifique, IRIC
http://www.iric.ca/Recherche/Chercheurs/Sauvageau_G_EN.html
guy.sauvageau@umontreal.ca
Dr Guy Sauvageau est le directeur scientifique et fondateur de l’IRIC. Il détient également la Chaire de recherche du Canada en génétique moléculaire des cellules souches et il est professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal.
Depuis dix ans, le travail du Dr Sauvageau a conduit à des découvertes fortement innovantes dans la compréhension de la production des cellules souches hématopoïétiques. Avec son équipe de recherche, il a identifié le potentiel des gènes HOXB4 et Bmi1 lesquels jouent un rôle dans la régulation de l’auto-régénérescence des cellules. La recherche du Dr Sauvageau sur le gène Bmi1 pourrait conduire à de nouvelles méthodes pour détruire les cellules tumorales.
Dr. Sylvain Meloche, Ph.D.
http://www.iric.ca/Recherche/Chercheurs/Meloche_S_EN.html
sylvain.meloche@umontreal.ca
Dr Meloche est le chercheur principal et le chef du Laboratoire sur la signalisation et la croissance cellulaire à l’IRIC. Il détient la Chaire du Canada en signalisation cellulaire et il est professeur titulaire au Département de Pharmacologie, Faculté de médecine, Université de Montréal.
La recherche du Dr Meloche s’oriente principalement sur les mécanismes de signalisation qui contrôlent la prolifération cellulaire, les processus par lesquels les facteurs extracellulaires, tels que les hormones, signalent aux cellules de se multiplier, se différencier ou de se suicider.
Depuis qu’il a joint les rangs de l’IRIC en 2003, Dr Meloche a participé à l’identification des mécanismes de régulation qui régissent la protéine p27 et a démontré que c’est un facteur significatif dans le développement d’une tumeur. Il continue la recherche sur ces mécanismes parce que la protéine possède une excellente valeur de pronostique. Il étudie aussi l’enzyme MAP kinase d’un point de vue génétique, particulièrement à partir de la création de modèles de souris déficientes relativement à ces enzymes.
UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL HOSPITAL (CHUM) CENTRE DE RECHERCHE
http://www.chumtl.qc.ca/centre-recherche/who-are-we/cr- histoire.en.html
Dr Jacques Turgeon
Directeur de la recherche
Avec ses 1 300 employés, près de 750 chercheurs, étudiants et étudiants postdoctoraux, le Centre de recherche du CHUM est l’un des chefs de file en recherche dans la région de Montréal.
Son axe de recherche en oncologie est dirigé par le Dr Anne-Marie Mes-Masson et réunit les cliniciens, les chercheurs fondamentalistes et les épidémiologistes.
Les activités de recherche focalisent sur le traitement et la chimio-prévention, l’étude des facteurs de risque génétiques et environnementaux, l’élucidation de la croissance, l’apoptose et les cascades de l’angiogenèse des cellules, la biologie des cellules tumorales, une approche immuno- oncologique des mélanomes et des cancers hormonaux- dépendants ainsi que sur la médecine moléculaire du cancer.
Dr André Robidoux, Ph.D.
http://www.recherche.umontreal.ca/chercheurs_unites/unite_afficha ge.asp?unite_rech_c=39
andre.robidoux@umontreal.ca
Dr Robidoux détient la Chaire de la Banque Scotia pour le diagnostique et le traitement du cancer du sein. Son objectif vise à optimiser la recherche sur le cancer du sein en coordonnant différentes approches de recherche et en contribuant à l’éducation des femmes.
Dr Robidoux est un clinicien de réputation internationale qui a participé à une multitude de recherches cliniques d’envergures.
Ce document à été préparé par: Montréal International