Secteurs phares

  • Au cours des dernières années, la survie des patients a augmenté pour plusieurs types de cancer. Par exemple, dans le cas de la leucémie, la probabilité qu’une personne soit en vie cinq ans après son diagnostic, comparée à la probabilité de survie dans la population du même âge, est passée de 43 % à 58 % entre les périodes 1992-1994 et 2006-2008, soit une amélioration de 34 %. Le taux de survie durant ces mêmes périodes a augmenté de 10% pour le cancer colorectal et 7% pour le cancer du sein. Au Québec, 26 % des investissements dans la recherche sont consacrés au cancer du sein, alors que la recherche sur les leucémies compte pour 17 % du montant total, le cancer de la prostate, 10 % et le cancer colorectal, 9%. Le Canada se classe au premier rang des 10 pays les plus prolifiques au chapitre des publications scientifiques en oncologie (per capita). La production mondiale 2006-2017 est de 1 153 811 publications. Les chercheurs québécois ont contribué à près du quart (23 %) de la production scientifique nationale en oncologie, et 17 % de leurs publications ciblaient le cancer du sein.

    De nombreux chercheurs se spécialisent dans l’identification de méthodes de diagnostic ainsi que de traitement contre ces cancers. Parmi ces chercheurs, le Dr Claude Perreault travaille à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal où il étudie les lymphocyte T et leur rôle dans la reconnaissance des cellules cancéreuses. Il a découvert des antigènes leucémiques dans la souris à l’aide de la protéogénomique. Ces antigènes induisent une forte réponse immunitaire qui élimine les cellules leucémiques. Cette découverte serait peut-être un début vers la création de vaccin thérapeutique contre la leucémie myéloïde aiguë (LMA). Le Dr Perreault a aussi le leadership de la biotechnologie SpecificiT pharma qui développe des thérapies cellulaires pour le traitement de la leucémie.

    Dre Morag Park et ses collègues du Centre de recherche sur le cancer Rosalind et Morris Goodman forment le groupe de génomique fonctionnelle sur le cancer du sein à Montréal où les techniques de génomique et de protéomique sont utilisées pour identifier des déterminants moléculaires au diagnostic du cancer du sein.

    Récemment, Dr Robert Day et son équipe du service d’urologie de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke ont découvert une enzyme PACE4 alternative qui aurait un rôle important dans le cancer de la prostate. L’enzyme PACE4 alternative se retrouvent uniquement dans les cellules cancéreuses alors que la PACE4 serait présentes dans les cellules de tout le corps.

  • Avec l’augmentation du nombre de nouveaux cas de cancer, et la multiplication des outils diagnostiques, des médicaments et des traitements, l’intelligence artificielle (IA) est l’une des pistes actuellement explorées afin de faire face au volume et à la complexité grandissante de l’information. À titre d’exemples, l’IA permet de réaliser des pathologies numériques, c’est-à-dire d’acquérir, gérer, partager et interpréter des informations pathologiques dans un environnement numérique, de façon plus rapide et moins coûteuse que les méthodes traditionnelles, tout en réduisant les risques d’erreurs. L’intelligence artificielle permet aussi de recourir à des systèmes d’aide à la décision clinique, qui sont des plateformes logicielles qui rendent explicites la décision à prendre, en fournissant de l’information au sujet des options et des résultats sur la santé.

    • Imagia est une entreprise qui vise à développer un écosystème collaboratif dans le domaine de l’intelligence artificielle. L’entreprise a développé des biomarqueurs Deep Radiomics pouvant prédire de façon personnalisée la progression de la maladie et la réponse aux traitements. Cette technologie pourrait devenir l’équivalent numérique des biomarqueurs génomiques et protéomiques que les chercheurs tentent d’extraire des tissus cancéreux.
    • Sébastien Lemieux est un chercheur principal de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie de l’Université de Montréal et travaille conjointement avec l’Institut pour la valorisation des données, IVADO pour supporter l’utilisation des données brutes en santé. Son unité de recherche en bio-informatique fonctionnelle et structurale utilise donc l’intelligence artificielle et l’apprentissage machine en santé dans le but de contribuer à la valorisation des données issues des expériences de criblage chimique, de transcriptomique et de protéomique effectuées à l’IRIC.
  • La thérapie cellulaire est une avenue récente de l’immunothérapie qui consiste à prélever des cellules immunitaires anticancéreuses, à les cultiver et les manipuler en laboratoire pour augmenter leur potentiel à combattre les tumeurs et à les réinjecter chez les patients. Les cellules CAR-T (de l’anglais ChimericAntigenReceptor–T Cell) sont une des approches qui a généré des résultats très prometteurs dans le cas de cancers avancés. Cette forme d’immunothérapie repose sur une combinaison de thérapie cellulaire et de thérapie génique.

    • Depuis quelques années et encore aujourd’hui, les médecins utilisent la greffe de cellule souche comme traitement contre la leucémie. Le Dr Sauvageau fait partie de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie de l’Université de Montréal. Il s’est penché sur les effets secondaires de cette thérapie et cherche un moyen de pallier ceux-ci. Dr Sauvageau et son équipe développe un agent, ECT-001, permettant la multiplication des cellules souches sanguines tout en évitant la différenciation ce celles-ci. ExCellThera est une entreprise en biotechnologie dirigée par le Dr Sauvageau, qui utilise cette technologie, le ECT-001, pour des essais cliniques de phase I et II.
    • L’immunothérapie est un type de thérapie biologique qui fait appel au système immunitaire pour aider à détruire les cellules cancéreuses. Le cancer n’est plus uniquement vu comme une maladie des gènes, mais aussi comme une maladie de l’organisme, de l’environnement de la tumeur et du système immunitaire. Le Dr Chritopher E. Rudd du Centre de recherche de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont s’est récemment mérité une subvention pour son projet de recherche T-cell signaling and cancer immunotherapy. Il a pour objectifs de découvrir les mécanismes de signalisation qui contrôlent la fonction immunitaire des cellules T et d’élaborer de nouvelles stratégies pour le traitement du cancer par l’immunothérapie.
    • Le Centre de commercialisation en immunothérapie du cancer (C3I) est un centre canadien d’excellence soutenu par le gouvernement fédéral et divers partenaires. C3I opère de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont où il a accès, entre autres, à un centre de production cellulaire unique au Canada. C3I est spécialisé en immunothérapie du cancer, une pratique en plein essor qui exploite le système immunitaire pour combattre le cancer.
  • Au Québec, près d’une étude clinique sur quatre cible l’oncologie et ce champ thérapeutique arrive au premier rang. Depuis 2014, le nombre d’essais cliniques et de patients recrutés sont en croissance. Entre 2013 et 2017, 281 études cliniques ont été complétées au Québec dans le champ de l’oncologie, soit 22,9 % des études cliniques réalisées dans la province, tous champs thérapeutiques confondus. Parallèlement, le nombre de patients recrutés au sein de ces études cliniques est passé de 942 en 2014 à 1 412 en 2017, soit une augmentation de 50 % (+470). Les études académiques ont enregistré l’augmentation la plus importante (+116 % sur la période), notamment en raison de la popularité de l’initiative « Canadian Cancer ClinicalTrials Network » (3CTN) auprès de la communauté scientifique; initiative rendue possible et coordonnée au Québec par le consortium de recherche en oncologie clinique du Québec (Q-CROC). Bien que la majorité des groupes tumoraux soient représentés, plus de 50 % des études cliniques actives en oncologie en date de mai 2018 sont concentrées dans les trois groupes suivants: les cancers hématologiques (27 %), génito-urinaires (16 %) et du sein (12 %).

    • Le consortium de recherche en oncologie clinique du Québec (Q-CROC) est un organisme sans but lucratif dont la mission est d’optimiser le recrutement de patients et la qualité de la recherche clinique en oncologie regroupant 17 des institutions de soins de santé parmi les plus actives dans le domaine de l’oncologie au Québec.
    • L’initiative CATALIS vise à positionner le Québec sur l’échiquier mondial de la recherche clinique précoce (phase I, II, II/III). Démarré officiellement en 2016-2017, ce projet public-privé prévoit essentiellement doubler les montants investis et le nombre de patients recrutés en recherche clinique précoce (RCP) au Québec par l’industrie privée. L’initiative, d’une durée de 5 ans, cible particulièrement une optimisation de l’efficience opérationnelle des établissements, ainsi que la promotion de l’expertise québécoise en RCP sur l’échelle internationale.

Acteurs clés

  • Novartis est une pharmaceutique Suisse. Sa filiale canadienne comprend une équipe en recherche clinique dans la région du Grand Montréal. Depuis le 6 décembre 2018, Novartis a reçu la première approbation de Santé Canada pour un traitement de la classe des CART. Kymriah est une thérapie immunocellulaire qui utilise les lymphocytes T des patients et les transforme, in vitro, en lymphocyte T autologues génétiquement modifiés anti-CD19. La dose unique du médicament ensuite injectée chez le patient combat et élimine les cellules cancéreuses. Novartis permet donc l’entrée de d’une thérapie CAR-T sur le marché du traitement du cancer.   

    Repare Therapeutics est un Chef de file mondial dans l’identification des interactions mortelles synthétiques dans les cellules cancéreuses. Leur plateforme de recherche basée à Montréal utilise des technologies tel que CRISPR/Cas9 dans le but de rester à l’avant-garde des innovations en oncobiologie et en criblage génétique d’interactions létales synthétiques. En juin 2017 Repare Therapeutic a obtenu 68 millions de dollars américains pour le marché canadien. Cette somme leur a permis de mener trois produits au stage de développement destinée à la fois à des cibles nouvelles et bien caractérisées, susceptibles de traiter avec précision des populations de patients identifiés atteints de cancers génétiquement définis. Pour plus de renseignement sur Repare Therapeutic, visionner cette capsule entrepreneuriale.

    Désignée parmi les meilleurs employeurs de Montréal en 2018, Bristol-Myers Squibb Canada a pour mission de développer des médicaments pour le traitement des maladies graves telles que le cancer. Cette entreprise pharmaceutique a récemment reçu l’approbation de Santé Canada pour l’association OPDIVOMD (nivolumab) et YERVOYMD (ipilimumab) comme traitement en immuno-oncologie. Il serait le premier traitement procurant une survie globale (SG) significativement supérieure à celle du traitement standard actuel chez les patients atteints d’adénocarcinome rénal au stade avancé ou métastatique présentant un risque intermédiaire ou élevé.

  • À Montréal, 696 chercheurs œuvrent dans la recherche en oncologie. Ce sont 10 183 publications dans ce créneau d’excellence qui ont été publiés cette année. Ces chercheurs travaillent à : 

  • Pôle de maturation de projets en découverte de médicaments, IRICoR est un organisme à but non lucratif basé à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal. Son mandat est d’accélérer la découverte, le développement et la commercialisation de nouvelles thérapies en cancer, immunothérapie et domaines connexes. IRICoR donne accès à des projets sélectionnés (académiques et privés) du Canada et d’ailleurs, à son réseau d’experts et d’infrastructures de pointe, incluant un des plus grands groupes de chimie médicinale en milieu académique au Canada.

    L’Institut NÉOMED répond aux changements des modèles d’affaires en R&D dans l’industrie pharmaceutique. Il vise à créer un pont pour combler le fossé qui sépare la recherche fondamentale et la mise sur le marché de nouveaux médicaments. L’Institut fournit une expertise industrielle en découverte et développement de médicaments ainsi qu’une capacité de financement et un environnement favorable pour transformer les innovations en solutions thérapeutiques.

    L’Institut de valorisation des données (IVADO), a pour vocation de regrouper professionnels de l’industrie et chercheurs académiques afin de développer une expertise de pointe dans les domaines de la science des données, de l’optimisation (recherche opérationnelle) et de l’intelligence artificielle. Avec plus de 1000 scientifiques affiliés, IVADO constitue un centre de compétences avancées et multidisciplinaires.

    L’Oncopole a pour mission d’agir comme catalyseur des actions déployées par l’écosystème de la recherche et de l’innovation en oncologie au Québec. Il vise ainsi à positionner la province comme un chef de file dans le domaine. Leurs priorités d’action sont orchestrées dans le but de favoriser la mobilisation des parties prenantes, la découverte d’approches innovante pour lutter contre le cancer et, ultimement, des retombées positives au bénéfice des patients.

AU QUÉBEC, L'ONCOLOGIE C’EST :

« L’oncologie représente un pôle de recherche majeur dans l’écosystème scientifique du Québec. Nous possédons une grande force dans ce domaine et les pratiques innovantes développées par les chercheurs d’ici sont porteuses d’espoir pour le futur. »
Dr Claude Perreault, chercheur principal à l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal

VITRINE SUR QUELQUES COMPAGNIES, CHERCHEURS ET ORGANISATIONS QUI IMPACTENT L'ÉCOSYSTÈME DE L'ONCOLOGIE

CHERCHEURS CLÉS
  • Robert Day Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke
  • Sébastien Lemieux Institut de recherche en immunologie et en cancérologie de l'Université de Montréal
  • Anne-Marie Mes-Masson Centre hospitalier de l'Université de Montréal
  • Morgan Park Centre de recherche sur le canceer Rosalind et Morris Goodman
  • Claude Perreault Institut de recherche en immunologie et en cancérologie de l'Université de Montréal
  • Christopher Rudd Centre de recherche de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont
  • Guy Sauvageau Institut de recherche en immunologie et en cancérologie de l'Université de Montréal
X

Abonnez-vous aux nouvelles de l'industrie

À quelle liste d'envoi souhaitez-vous être inscrit?

Flash InVivo
Info InVivo
Liste d'envoi

Quelle est votre langue de préférence?

Français
Anglais