Secteurs phares

  • L’imagerie permet le diagnostic, le traitement et le monitoring de plusieurs affections pathologiques. Elle est un pilier des technologies médicales sur lequel d’autres technologies, comme la neuroscience, s’appuient. En effet, les chercheurs utilisent bien souvent l’imagerie et les marqueurs d’imageries afin d’améliorer le diagnostic de pathologies neurologiques. Ce secteur phare des technologies médicales permet au Grand Montréal de se distinguer dans le domaine des technologies de la santé, entre autres, grâce aux avancées de plusieurs acteurs du milieu :

    • La Chaire de recherche du Canada en interventions assistées et imagerie médicale affiliée à la Polytechnique de Montréal et sous la direction du professeur Samuel Kadoury développe des outils logiciels pour analyser et traiter des images diagnostiques interventionnelles. L’équipe valide, dans le cadre d’études cliniques, les nouvelles technologies en recalage d’images, en segmentation, en conception d’atlas d’organes, en modélisation statistique de formes, en classification et dans le traitement minimalement invasif.
    • Le projet Healthy Brain for Healthy Life, financé par Apogée Canada, vise à réunir plusieurs chercheurs, cliniciens et centres de recherche, dont le Montréal Neurological Institute and Hospital (MNI), dans l’optique d’étudier différentes conditions neurologiques. Ces centres développent et utilisent des plateformes technologiques spécialisées dans l’étude de la neuroscience. Au sein du MNI s’est développé, par l’initiative du Dr Guy Rouleur, le laboratoire de science ouverte visant à rendre les découvertes en neurologie plus accessibles.
    • Plusieurs plateformes de recherche offrent des services d’imageries à la fine pointe de la technologie. Certaines sont spécialisées en imagerie médicale pour le diagnostic de cellules cancéreuses et d’autres, comme le McConnel Brain Imaging Center font de la neuroimagerie.
    • Une masse critique de PMEs en croissance telles que Saccade Analytiques,Optina et Diagnos se spécialisent sur le diagnostic d’affections par l’analyse de l’œil et des mouvements de celui-ci.
    • EOS Imaging Inc. est une entreprise internationale ayant un bureau à Montréal. Celle-ci se spécialise dans le diagnostic que le traitement de pathologies ostéo-articulaires et la chirurgie orthopédique. Elle utilise des solutions d’imageries et des logiciels de technologies de l’information et des communications afin de mener leurs innovations. Des innovations du Pr de Guise ont notamment été commercialisées par EOS.
  • Ce secteur phare des technologies médicales est entre autres représenté par des centres de recherches et des entreprises qui développent des technologies adaptées aux patients et à des conditions spécifiques :

    • Le centre de réadaptation pour les enfants ayant des troubles moteurs ou du langage du CHU de Sainte-Justine, soutenant la Chaire de recherche en sciences du mouvement sous la direction du professeur Hubert Labelle qui a pour mission d’utiliser des outils cliniques assistés par ordinateur pour le traitement médical et chirurgical des déformations musculosquelettiques de la colonne vertébrale ainsi que des déformations scoliotiques.
    • Le laboratoire LIO installé au CHUM compose une équipe d’ingénieurs qui utilisent plusieurs techniques innovantes menée par le professeur Jacques De Guise, de l’École de technologie supérieure, afin de développer des technologies médicales de haute qualité. L’équipe travaille entre autres sur l’évaluation biomécanique du genou avant et après une intervention chirurgicale. Ce laboratoire comprend quatre Chaires de recherche.
    • Le centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation du Montréal métropolitain, spécialisé sur deux axes de recherche comprend plus de 40 laboratoires et groupes de recherche qui travaillent à l’aide d’outils technologiques innovants.
    • L’Institut de réadaptation Gingras-Lindsay de Montréal est axé sur la recherche et le traitement des lésions médullaires, de la santé physique, de la neurologie, des amputations et des blessures orthopédiques graves. Ce centre de recherche développe plusieurs technologies médicales permettant l’étude, le diagnostic et le traitement de ces troubles.
  • Les objets connectés font partie des technologies médicales. Ils permettent une santé connectée, c’est-à-dire, un monitoring en continu de la santé du patient et une interface liant les données des patients à l’équipe médicale traitante. Ces outils technologiques sont le résultat d’un travail jumelant les technologies médicales et les technologies de l’information et de la communication en santé. Certaines entreprises sont reconnues dans ce secteur phare pour leurs initiatives grandissantes :

    • Hexoskin est une compagnie basée à Montréal qui développe des vêtements biométriques suivant au quotidien les patients et récoltant une quantité énorme de données médicales. Ces vêtements sont utilisés dans plusieurs sphères de la santé tel que cardiologie, pneumologie, neurologie, psychiatrie ou la pédiatrie. Ces données disposées dans une plateforme de santé connectée peuvent être utilisées pour la recherche et comme outil de communication pour le personnel soignant.
    • CAE Santé offre aux professionnels de la santé des produits et simulateurs dans le but d’améliorer la formation des professionnels de la santé et la sécurité des patients. Ils ont développé récemment un nouveau mannequin simulateur pour former les professionnels aux techniques de réanimation d’urgence et aux soins d’urgence. 
    • OSsimTech de Montréal qui développe des simulateurs pour les chirurgies orthopédiques. Leurs programmes sont conçus et pensés par une équipe multidisciplinaire et permettent aux chirurgiens de tester leurs habilités et d’améliorer leur expertise.
    • Plateforme de collaboration numérique sécurisée, Reacts intègre des outils novateurs et interactifs comme la réalité augmentée. Cette plateforme propose aux différents acteurs du milieu de la santé de nombreuses fonctionnalités pour répondre aux multiples besoins de collaboration à distance des professionnels de la santé.

      La télémédecine est de plus en plus répandue et fait partie du secteur de la santé connectée. Des compagnies comme :

      • Dialogue et AlayaCare permettent aux patients d’avoir accès à des soins de santé à distance. Ainsi, les ingénieurs de ces entreprises conçoivent des technologies afin de permettre la communication virtuelle entre les patients qui ne peuvent se déplacer et un médecin ou autres professionnels de la santé. Ces technologies de la santé ont été conçus avant tout pour donner accès aux soins spécialisés aux personnes habitants en région.
  • Les soins de santé personnalisés impliquent l’utilisation de plusieurs outils technologiques pour adapter le traitement des affections en fonction de l’environnement du patient, de ses habitudes de vie en plus de son profil génomique et des biomarqueurs qui le caractérise. Les biomarqueurs, les technologies thérapeutiques ciblées et logiciels de diagnostics de profil génomique sont des outils utilisés par les entreprises et institutions œuvrant en santé personnalisée. De plus en plus d’entreprises développent des technologies médicales afin de raffiner la personnalisation des traitements :

    • Une technologie personnalisée comme le KneeKG a été développée par Emovi, compagnie basée à Montréal. Celle-ci enregistre les données des mouvements du patient afin d’établir un diagnostic non seulement sur les causes et l’origine de la douleur, mais aussi sur les symptômes. Le KneeKG maintenant vendu au Canada, aux États-Unis, en Australie et en France permet aux professionnels de la santé de traiter les patients en fonction de leurs besoins personnalisés.
    • Le Centre PERFORM de l’Université Concordia dirigé par le professeur Habib Benali rassemble des chercheurs, des étudiants et des membres de la communauté locale autour d’installations de pointe qui recueillent un grand nombre de données de santé de patients. Ces données sont ensuite utilisées pour l’amélioration des méthodes de gestion d’un mode de vie sain.

Acteurs clés

  • Au Québec, le créneau des technologies médicales comporte de plus en plus de PMEs et d’entreprises en croissance. Hexoskin, Kinova, Emovi, Imagia et StarPax sont quelques-unes de celles-ci.

    Medtronic est une entreprise mondiale ayant des bureaux dans le Grand Montréal pour la recherche, le développement et la production. Ils développent des technologies médicales pour les soins chirurgicaux. L’acquisition de Cryocath, une PME montréalaise, a permis à Medtronic d’améliorer sa compétitivité dans le secteur des sciences de la vie à Montréal et au Québec ainsi que de rayonner davantage.

    Dans le secteur du transfert technologique et de la commercialisation de technologies médicales, Menodys est reconnu pour permettre aux technologies innovantes développées dans les centres de recherche universitaires, d’accéder au marché. Cette entreprise canadienne est composée d’une équipe qui comprend et maîtrise les composantes de l’industrie ainsi que les besoins de celle-ci afin de trouver les outils innovants et de les rendre accessibles aux patients.

    Apex Précision, Daito Group et Diacarb Inc. sont des entreprises d’usinage et de transformation de matériel de précision reconnues pour leur travail dans le secteur médical et scientifique. Plusieurs entreprises travaillent de concert avec ces fournisseurs chevronnés afin de construire leurs prototypes.

  • Dans la grande région métropolitaine de Montréal, deux centres universitaires offrent le programme de formation au baccalauréat en génie biomédical: Polytechnique Montréal et lUniversité McGill. Des programmes de maîtrise, de certificat et de DESS sont aussi disponibles dans les quatre Universités montréalaises pour les étudiants ayant complété le baccalauréat :

    Polytechnique Montréal a été la première institution à offrir le baccalauréat en génie biomédical au Canada. Selon le service des stages et empois de la Polytechnique, le taux de placement de leurs diplômés en 2016 était de 100 %.

    L’Université de McGill propose aux étudiants gradués plusieurs programmes aux cycles supérieurs en génie biomédical. Il offre un certificat pour une formation qui oriente ses cours de façon à préparer l’ingénieur pour le passage entre la recherche et l’application cliniques ainsi que la mise en marché. Une maîtrise en innovation chirurgicale est aussi disponible pour les étudiants.

    Affilié avec le CHU de Sainte-Justine et Polytechnique Montréal, l’Institut TransMedtech permet aux étudiants comme aux chercheurs de travailler dans une équipe multidisplinaire.  Ce laboratoire ouvert (Living Lab) offre une partie de ses installations pour la recherche en technologies médicales adaptée aux besoins des patients et des cliniciens.

    L’École de Technologie Supérieure (ETS) offre aussi aux étudiants des programmes d’études supérieures tel que des microprogrammes, un DESS et une maîtrise en technologies de la santé.

  • En plus d’entreprises privées et d’institutions publiques, l’écosystème comporte plusieurs organismes structurants et soutenant les start-ups et les partenariats en technologies médicales. Certains organismes œuvrent dans le secteur des accélérateurs d’entreprises. C’est-à-dire qu’ils offrent des programmes de soutien pour les entreprises en démarrage ou même les idées innovantes. Ils leur offrent du mentorat ainsi que des conseils pour développer un modèle d’affaires :

    • Le CENTECH affilié à l’École de Technologie Supérieure (ETS) offre, depuis janvier 2018, un programme pour les jeunes entrepreneurs en technologies médicales. Il accompagne et soutien les nouvelles idées en technologies médicales afin de les mener vers la mise en marché.
    • CTS Santé est spécialisé en technologies médicales. Il fournit un encadrement aux start-ups qui possède déjà leur modèle d’affaires et les aide à obtenir du financement pour la commercialisation de leur modèle.
    • District 3 est affilié à l’Université Concordia et soutient les idées novatrices jusqu’aux prototypes. Il forme un réseau de mentors permettant d’aider les ces idées à émerger.

    D’autres organismes structurants en technologies médicales œuvrent à rallier l’industrie et les institutions publiques afin de passer plus rapidement et facilement de la recherche au développement et à la commercialisation :

    • Le consortium canadien d’innovation en technologies de la santé MEDTEQ soutient et accompagne les projets de l’idée à la mise sur le marché. En tant que RSRI (Regroupement Sectoriel de Recherche Industrielle) et CECR (Centre d’Excellence en Commercialisation de Recherche) et en collaboration avec divers partenaires, MEDTEQ offre une gamme complète de programmes conçus pour aider à réduire les risques liés au développement et à la commercialisation des produits. Le consortium compte sur le soutien financier du gouvernement du Québec, du gouvernement du Canada, du secteur privé et de partenaires complémentaires pour favoriser les relations recherche-industrie.

À MONTRÉAL, LES TECHNOLOGIES MÉDICALES CE SONT :

« Au Québec, nous avons un réseau de fournisseurs pour les technologies médicales très développé et efficace. Il est possible de créer un prototype et même de fabriquer un produit fini de A à Z à des coûts très raisonnables et surtout de par la proximité géographique de ses fournisseurs de les visiter et ajuster au besoin. »
Richard Côté, Vice-président exécutif, MENODYS

Vitrine sur quelques compagnies, chercheurs et organisations qui impactent l'écosystème des technologies médicales:

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